La charlotte poires choco

Pour 1 cercle de 20 cm de diamètre et 4,5 cm de hauteur

Pour 8 personnes

Ingrédients

Crémeux poires

  • purée de poires (ou poires fraîches ou surgelées, …) : 106g
  • œufs entiers : 44g
  • jaunes d’œufs : 32g
  • sucre semoule : 32g
  • gélatine : 2g (soit 1 feuille)
  • eau froide (nécessaire pour de la gélatine en poudre) : 10g
  • beurre doux : 42g
  • poires fraîches (ou poires au sirop ou surgelées) : 60g

Biscuit cuillère chocolat

  • blancs d’œufs : 4 p (soit ~ 120g)
  • sucre semoule : 100g
  • jaunes d’œufs : 4 p (soit ~ 80g)
  • farine : 80g
  • poudre de cacao amer et non sucré : 20g + QS

Crème bavaroise chocolat noir

  • lait : 209g
  • sucre semoule : 42g (21g + 21g)
  • jaunes d’œufs : 67g
  • gélatine : 5g (soit 2 feuilles 1/2)
  • eau froide (nécessaire pour de la gélatine en poudre) : 25g
  • chocolat noir : 84g
  • crème liquide entière 30% Mg : 209g

Finitions / Décorations

  • poires au sirop (ou poires fraîches) : ~ 250g
  • nappage neutre : QS
  • eau (pour le nappage) : QS
  • crème bavaroise chocolat noir : QS (utiliser le restant de celle ayant servi de garniture pour l’entremet), ici 210g
  • mascarpone : 140g
  • décors chocolat noir : QS

Procédé

Organigramme

  • Crémeux poires : à préparer à J-2, en réservant 1 nuit au congélateur.
  • Biscuit cuillère chocolat, crème bavaroise chocolat noir et montage de l’entremet : à préparer à J-1, en réservant 1 nuit au froid ou au congélateur.
  • Décors chocolat noir : à confectionner de quelques semaines à l’avance au jour J, en réservant à l’abri et à température ambiante.
  • Décoration de l’entremet : à réaliser le jour J.

Crémeux poires

  • Réaliser le crémeux tel qu’il est donné dans la recette de base.
  • Ici, je suis partie de poires au sirop, mixées, à chauffer avant d’être, une fois ces dernières à ébullition, verser, au tiers, dans le blanchiment des œufs entiers et des jaunes d’œufs avec le sucre semoule, puis replacer dans la casserole de poires pour en faire une crème anglaise en portant le tout à 85°C, pour ensuite, et au final, coller, hors du feu, cette dernière à la gélatine, ceci en suivant les indications décrites au cours du procédé donné dans l’article initial.
  • Passées ces étapes, transvaser la préparation dans un cul-de-poule propre, ou un bac à rebords pour un refroidissement plus rapide, avant de la faire redescendre, sans la filmer, au froid et sous surveillance, à 40°C.
  • Une fois à bonne température, ajouter le beurre doux, préalablement coupés en morceaux, et mixer le tout comme indiqué dans l’article du crémeux mis en lien plus haut dans celui-ci.
  • Préparer l’insert en versant le mélange de suite, tant qu’il est liquide et non pris, dans un cercle, à entremet ou à insert, de 15 à 16 cm de diamètre, préalablement couvert d’un film étirable bien étiré sur ses côtés extérieurs puis retourné sur un support bien plat, ceci en faisant en sorte qu’il soit bien lisse en surface.
  • Parsemer équitablement, en les enfonçant légèrement dans le crémeux, les 60g de poires, mises de côté et préalablement coupées en morceaux, ni trop gros, ni trop petits, dans cet insert.
  • Laisser figer ce dernier 1 nuit au congélateur ou jusqu’à utilisation le jour du montage de l’entremet.

Biscuit cuillère chocolat

  • Sur 1 à 2 feuille(s) de papier cuisson, tracer au marqueur 2 cercles de 18 cm de diamètre en suivant, à chaque fois, le contour intérieur d’un cercle du diamètre en question.
  • Tracer, toujours au marqueur et en fonction de la place restante sur la(es) feuille(s), des bandes :
    • soit, de 4,5 cm de hauteur, pour une cartouchière qui fasse la hauteur du cercle à entremet ;
    • soit, moins ou alors plus longues pour que cette dernière soit moindre ou plus haute que ce cercle : une charlotte est toujours plus esthétique avec une cartouchière légèrement plus haute que sa garniture, comme c’est le cas ici !
  • Retourner ensuite la(les) feuille(s) sur une à plusieurs plaque(s) de four puis réserver le tout.
  • Quelques conseils pratiques :
    • ne pas hésiter à utiliser un marqueur afin de voir les lignes à travers la(es) feuille(s) retournée(s), ce qui ne sera pas forcément le cas avec un crayon à papier ou un stylo ;
    • prévoir plusieurs bandes pour la cartouchière afin d’être certain d’en avoir suffisamment lors du montage de l’entremet lors du chemisage du contour du cercle avec cette dernière ;
    • ne pas hésiter à espacer les différents marquages, c’est-à-dire les cercles des bandes ainsi que les bandes entre elles, en prévoyance d’un biscuit qui va gonfler en cuisson et ainsi risquer de se toucher ;
    • il est nécessaire de retourner la feuille afin de ne pas pocher de la pâte au contact du marqueur qui laisserait son empreinte sur le biscuit après cuisson.
  • Réaliser la pâte à biscuit cuillère telle qu’elle est donnée dans la recette de base, en remplaçant 20g de farine, sur les 100g de base, par 20g de poudre de cacao amer et non sucré, soit l’utilisation de 80g de farine et de 20g de cacao pour un biscuit cuillère au chocolat.
  • Pocher de suite, avant qu’elle ne retombe et à la poche munie d’une douille unie de taille moyenne, la pâte à biscuit en spirale dans les cercles de 18 cm de diamètre, en partant du centre et en allant jusqu’au bord de ces derniers.
  • Pocher des bâtons de biscuit cuillère dans l’ensemble des bandes afin de réaliser la cartouchière, en partant de la ligne du haut pour finir sur celle du bas, droit ou en biais et en les faisant se toucher, puis en coupant la pâte en relevant la poche tout en la tirant vers le haut puis vers l’arrière.
  • Réaliser, s’il reste de la pâte, de petits décors, comme des ronds plus ou moins grands, toujours suffisamment espacés par rapport au reste du pochage, et qui serviront à décorer et donner du volume à la pâtisserie, même si, au final, je n’en ai pas eu l’utilité pour cet entremet.
  • Cela ne fait rien : ces décors, pochés afin de ne pas gâcher la pâte à biscuit cuillère restante, peuvent être consommés seuls, par gourmandise, comme des boudoirs puisque ces derniers, connus et vendus dans tous commerces, ne sont, en réalité, que du biscuit cuillère, ici au chocolat !
  • Sur les cartouchières et les décors, si présents, uniquement, parsemer de la poudre de cacao amer et non sucré, ceci en remplacement du sucre semoule, mais aussi du sucre glace, placés sur le biscuit cuillère nature de la recette initiale.
  • Il n’est pas nécessaire de faire de même sur les spirales qui serviront de fond et d’insert à la charlotte.
  • Cuire, en 1 ou plusieurs fois en fonction du nombre de feuille de papier cuisson utilisé, et poursuivre le procédé comme indiqué dans la recette de base.
  • Réserver et laisser refroidir, sur grille, à température ambiante, le temps de réaliser la crème bavaroise chocolat noir, avant montage de l’entremet.

Crème bavaroise chocolat noir

  • Réaliser la crème bavaroise telle qu’elle est donnée dans la recette de base, en retirant la vanille et en ajoutant, en même temps, avant ou après l’incorporation de la gélatine dans la crème anglaise, le chocolat noir préalablement fondu au bain-marie afin, dans ce cas, de facilité le mélange ou, en morceaux, en veillant, dans ce second cas, à ne plus avoir de morceaux dans la crème anglaise.
  • Utiliser de suite la préparation, avant qu’elle ne prenne/fige ou ne retombe, en passant au montage de la charlotte.

Montage de l’entremet

  • Récupérer le crémeux poires ainsi que la crème bavaroise chocolat noir.
  • Réserver, proche de soi, sur le plan de travail.
  • Récupérer les feuilles de papier cuisson comportant les spirales et les bandes de biscuit cuillère chocolat à décoller délicatement en retournant la(es) feuille(s) puis en la(es) tirant doucement avec une main tout en tenant les biscuits avec la seconde.
  • Couper droit les extrémités des bandes généralement trop cuites, sèches et non régulières ainsi que leur base sur toute leur longueur, ce qui permettra, au final, l’obtention d’une cartouchière bien régulière en entourant l’entremet. La cartouchière doit être visuellement irréprochable puisqu’elle est le « ciment » d’une charlotte, ce qui la caractérise et ce qui se verra le plus, avec son décor en surface !
  • Récupérer un cercle de 20 cm de diamètre et de 4,5 cm de hauteur puis le poser sur un support de présentation.
  • Chemiser le contour intérieur du cercle d’une bande de Rhodoïd d’au moins la hauteur du cercle.
  • Chemiser contre cette dernière une cartouchière composée de bandes de bâtons de biscuit cuillère et assemblées les unes à côté des autres jusqu’à refermer le cercle, tout en étant suffisamment serrée pour que, en soulevant le cercle, elle ne tombe pas.
  • Chemiser le fond de la charlotte d’une spirale placée à l’endroit, d’où le fait de la prévoir 2 cm de diamètre de moins que le cercle de l’entremet, en prévoyance de la place que va prendre la cartouchière sur les côtés.
  • Combler les éventuels trous possibles entre la cartouchière et la spirale avec des chutes de biscuit cuillère afin d’éviter à la garniture de couler en dessous de la charlotte.
  • Verser suffisamment de crème bavaroise sur la spirale et lisser régulièrement à la maryse afin de masquer le fond.
  • Au final, la couche de crème doit être généreuse mais sans être trop épaisse, ceci afin de garder de la place pour l’insert composé de morceaux de poires, mais aussi pour la fine couche de crème, le second biscuit et, enfin, la troisième et dernière couche de crème qui doit arriver à hauteur du cercle et, ici, un peu moins haute que la cartouchière.
  • Retirer le film emprisonnant le crémeux poires et le placer, bien droit et centré, sur la crème bavaroise puis appuyer légèrement dessus avec les doigts afin de faire remonter la crème sur les côtés, permettant ainsi de chemiser le cercle naturellement entre le biscuit et ce dernier, mais aussi de retirer les bulles d’air qui pourraient s’être formées sous ce crémeux.
  • Couvrir le tout d’un peu de crème bavaroise puis lisser de nouveau à la maryse, ceci de manière à obtenir une surface plate tout en comblant correctement les vides entre les biscuits et le pourtour du crémeux qui doit y être totalement masqué par cette couche de crème.
  • Poser sur cette fine couche de garniture, délicatement et bien au centre, la seconde et dernière spirale puis appuyer légèrement dessus avec les doigts afin de faire remonter la crème sur les côtés, permettant ainsi de chemiser le cercle naturellement entre le biscuit et ce dernier, mais aussi de retirer les bulles d’air qui pourraient s’être formées sous le disque de biscuit.
  • Pour ce faire, le côté cuit et croûté doit normalement être placé face contre la crème pour conserver, face à nous, le côté du biscuit le plus moelleux et non imperméabilisé par la cuisson en surface et qui sera donc plus facile à imbiber d’un éventuel sirop, ou autre, qui y pénétrera sans difficulté par rapport au premier côté. Cependant, ici, pas d’imbibage, ce qui permet de placer ce disque de biscuit dans m’importe quel sens.
  • Verser, pour la troisième et ultime fois, de la crème bavaroise sur la spirale puis lisser régulièrement à la maryse tout comme la fois précédente, en veillant à arriver à une hauteur un peu plus basse que celle de la cartouchière.
  • Filmer au contact, afin d’éviter à la crème de croûter, et laisser prendre/figer la crème bavaroise en réservant la charlotte, minimum, 2h au froid ou au congélateur.
  • En parallèle, placer le restant de crème bavaroise chocolat noir dans un cul-de-poule propre, la filmer au contact et la placer au froid, quelques jours maximum après confection, jusqu’au moment de la décoration de la charlotte.
  • Passer ce temps, la crème bavaroise ne sera plus consommable et il sera nécessaire de prévoir une autre crème pour le décor final, telle une crème chantilly mascarpone.

Finitions / Décorations

  • Récupérer la charlotte poires choco laissée au froid ou au congélateur.
  • Décercler puis retirer délicatement la rhodoïd entourant la cartouchière.
  • Entourer d’un beau ruban coloré, ou non, la charlotte de manière à ce que ce dernier soit à mi-hauteur de l’ensemble du pourtour en biscuit cuillère.
  • Emprisonner le tout en réalisant un beau flot/nœud qui deviendra alors le devant de la charlotte, ceci sans trop, ni peu serrer au cours du ficelage.
  • Réserver, proche de soi, sur le plan de travail.
  • Récupérer des poires réservées pour ce décor, ici des poires au sirop, préalablement égouttées et entourées de papier absorbant afin de retirer un maximum de sirop.
  • Dans le cas de poires fraîches, avec un couteau d’office et/ou un éplucheur, retirer leur peau, les couper en quatre dans le sens de la longueur, puis les épépiner en retirant le centre de chacun des quartiers de fruits.
  • Couper, au couteau d’office, ces derniers en belles lamelles, pas trop épaisses, ce qui rendrait le décor moins esthétique au final, mais pas trop fines non plus, puisqu’elles finiraient par se casser trop facilement.
  • Disposer ces lamelles, judicieusement, harmonieusement et délicatement, en plusieurs rosaces, allant dans le même sens et étant bien centrées par rapport à la charlotte, sur toute la crème bavaroise alors lissée en surface de l’entremet, en partant des bords de la charlotte pour finir en son centre et en suivant le cercle que fait la cartouchière, ceci en les faisant légèrement se chevaucher, de droite à gauche ou inversement, mais aussi en faisant en sorte que le haut de la seconde rosace placée à l’intérieur de l’entremet vienne légèrement monter sur le bas de celle proche de la cartouchière, et en veillant à avoir le moins d’espaces/de vides possibles entre les lamelles et donc à apercevoir le moins possible la crème laissée dessous.
  • Les vides éventuels laissés aux bords de la charlotte seront masqués, plus tard, par la crème bavaroise montée avec le mascarpone.
  • Placer quelques cubes de poires au centre de la charlotte, ce qui permet de terminer ce décor aux fruits.
  • Chauffer, dans une casserole et sur feu modéré, un peu de nappage neutre, avec un peu d’eau pour le détendre, en mélangeant régulièrement à la spatule afin d’éviter à la préparation de brûler au fond de l’ustensile, ceci jusqu’à obtention d’une préparation fluide, ce qui va permettre la réalisation d’un beau nappage lisse et sans traces.
  • Napper, délicatement au pinceau et sans bouger le décor aux fruits, toutes les faces visibles de toutes les poires présentes sur l’entremet, ce qui va permettre :
    • de protéger les fruits contre les bactéries de l’air ambiant ;
    • de donner de la brillance et donc davantage d’esthétisme à la pâtisserie ;
    • de donner une saveur supplémentaire au produit final.
  • Récupérer le restant de crème bavaroise chocolat noir laissée au froid ainsi que la quantité donnée de mascarpone en haut de page de cette recette, quantité à adapter en fonction de la masse restante de crème bavaroise : ici, il m’en restait 210g, ce qui ne sera peut-être pas le cas pour vous.
  • Placer, dans la cuve du batteur, ces deux préparations et, au fouet et à vitesse moyenne au départ puis en passant rapidement à grande vitesse, foisonner la préparation jusqu’à obtention d’une crème ayant doublé de volume, lisse, brillante, qui tienne en bec d’oiseau au bout du fouet en le soulevant et capable de tenir en décor à la poche à douille, sans toutefois être trop ferme au risque de trancher et de devenir granuleuse.
  • L’astuce consistant à ajouter du mascarpone, matière première d’une texture onctueuse et très compacte, à une crème comme celle-ci ayant en amont, pris/figé au froid, permettra de donner davantage de tenue à cette crème, ce qui facilitera la réalisation d’un décor, à la poche à douille, en relief sur une pâtisserie confectionnée, une décoration qui se maintiendra sans problème. Une astuce qui sera également appréciable et utilisable dans la réalisation d’une pièce nécessitant un bon maintien, tel un number cake ou un layer cake, ….
  • Garnir de cette crème une poche munie d’une douille Saint-Honoré puis réaliser le décor final de la charlotte.
  • Ici, j’ai fait le choix de dessiner un beau et imposant, en hauteur et en largeur, cercle de vagues sur l’ensemble du pourtour de la charlotte, en le plaçant donc sur les lamelles de poires se trouvant sur la surface utilisée.
  • Pour cela, faire des va-et-vient avec la poche à douille, en partant de l’extérieur, soit du bord du gâteau, pour se diriger vers l’intérieur de ce dernier, mais sans aller jusqu’au centre de sa surface au risque de masquer les belles poires en lamelles du centre de l’entremet, ce qui serait regrettable, et en veillant donc à stopper le geste à environ mi-hauteur du dessus de la charlotte, ceci avant de revenir en arrière, jusqu’au bord du gâteau, en vue d’en réaliser une seconde en sens inverse de la première, puis de recommencer une nouvelle vague dans le même sens que la première, et ainsi de suite jusqu’à refermer ce cercle avec la dernière vague venant se placer et fleurer la première vague de la ronde.
  • Il est fortement conseillé, pour une décoration comme celle-ci, de placer préalablement l’entremet sur un plateau tournant ce qui va facilité le geste puisqu’une main servira à tourner doucement le plateau au fur et à mesure que la seconde main, tenant correctement la poche à douille, réalise le décor, ici en rond sur un gâteau rond.
  • La touche finale est, dans mon cas, de rajouter, harmonieusement, quelques décors légèrement courbés, et faits maison, en chocolat noir sur ces vagues de crème bavaroise au mascarpone.
  • 2 plaquettes, toujours au chocolat noir, avec une écriture au cornet au chocolat blanc, le tout également fait maison, ont été confectionnées pour l’occasion, plaquettes mises de côté afin de les placer, si souhaité, sur le gâteau au dernier moment, soit lors de sa présentation.
  • La charlotte ainsi terminée, la réserver au froid jusqu’à dégustation.

Conservation

  • Dans une boîte hermétiquement fermée ou dans du film étirable :
    • au froid : 2 à 4 j maximum.

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